LE PROJET COLLAB


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Une vingtaine de chercheurs en social-media-1076762_1920sciences humaines et sociales, majoritairement issus des sciences de l’information et de la communication, émanant du CEMTI (Université Paris 8), du CREM (Université de Lorraine), et des  chercheurs internationaux, se sont associés afin d’étudier les phénomènes de Crowdsourcing et Crowdfunding dans le domaine culturel en France, aux États-Unis, en Amérique latine et en Afrique.Il vise à analyser les plateformes de crowdsourcing et de crowdfunding culturels . Ces plateformes collaboratives font appel à la « foule » des publics (crowd) pour participer à la production (sourcing) et/ou au financement (funding) de projets divers dans le champ culturel et médiatique. Participent-elles d’un phénomène de démocratisation et de diversification culturelle ou, au contraire, contribuent-elles au renforcement de logiques industrielles mondialisées, sous couvert de l’empowerment (1) des usagers et des citoyens ?

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Ce projet de recherche financé par l’ANR est dirigé et coordonné par Vincent Rouzé (MCF, CEMTI). questionnera le développement accéléré de ces dispositifs (au sens d’Agamben, 2007) d’intermédiation, comme l’expression d’évolutions sociales, économiques et idéologiques.

Notre hypothèse est que ces dispositifs constituent de possibles terrains d’expérimentation socio-économique, sur le plan national et international, et intéressent aussi bien des acteurs industriels que des institutions publiques. Les ressorts de la légitimation de ces nouveaux modes de production et de financement seront d’ailleurs interrogés à travers les représentations médiatiques véhiculées à leur sujet et leurs modes d’appropriation par les institutions publiques. Il s’agira aussi d’analyser comment, via des phénomènes d’implication, d’échange et de financement collectif, ils participent de mutations de la chaîne de production et de l’organisation du travail et contribuent ainsi à un glissement de la figure du consommateur vers celle d’un amateur-producteur-consommateur

(1) Ce terme, difficilement traduisible en français, renvoie à la notion d’émancipation et, dans ce cas précis, au transfert de pouvoir depuis les acteurs industriels vers les internautes et usagers.